Du Nouvel Observateur

Je pensais ce matin en souriant d’un sourire triste, au Nouvel Observateur, que l’on appelle plus souvent le Nouvel Obs. Il avait pris la succession de France Observateur, un journal né après-guerre. Le titre était ambitieux : se placer en position d’observateur, c’est regarder d’un œil impartial, qui ne se laisse pas gagner par l’émotion mais scrute chaque détail tout en conservant une hauteur de vue. Le terme d’observateur n’est pas abrégé dans le langage commun par hasard : cet hebdomadaire a perdu ses repères, perdu sa qualité première, et pour tout dire perdu le rôle d’observateur qu’il s’était assigné. Hélas il a également perdu tout esprit de nouveauté, sclérosé comme le reste de la presse française dans une vision prismatique droite gauche qui filtre à travers ses colonnes tous les essais de réflexion.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s